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La photographie mise en espace ( Focales )

sam, 09/23/2017 - 19:37
Appel à contribution Revue FOCALES - « La photographie mise en espace » Dès l’invention de la photographie, les fortes contraintes auxquelles était soumis le médium trouvaient leur compensation dans sa particularité novatrice d’être empreinte d’ ici et maintenant réels. Mais le format relativement restreint et la planéité des images semblaient les condamner à des usages privés et à des dispositifs de monstration soit muraux (sous forme d’exposition, les images se trouvant alors accrochées isolément les unes des autres, souvent protégées par un passe-partout et encadrées), soit imprimés dans des revues (on pense à Camera Work et toutes celles qui ont suivi) ou des livres... Divers exemples traduisent cependant le souhait précoce d’élargir ces modalités ; c’est par exemple le cas avec la photographie de frontière américaine: les grandioses paysages de l’Ouest qui allaient contribuer à fonder l’unité nationale du pays étaient exposés en assez grands formats, mais aussi diffusés sous forme d’images stéréographiques produisant la perception de paysages en relief et favorisant une projection individuelle intime. Déjà, il était question de faire entrer le spectateur dans l’image. Avec la modernité, les expositions commencèrent à présenter dans le champ artistique des accumulations d’images de formats divers (voir « Film und Photo » à Stuttgart en 1929 ou « The Family of Man » conçue par Edward Steichen en 1955). Puis, l’avènement dans les années 1980 de ce que Jean-François Chevrier appela la « forme tableau » proposa de très grands formats, visant même parfois l’échelle 1/1 et exploitant éventuellement aussi des caissons lumineux pour accentuer l’effet de présence (comme les transparencies de Jeff Wall). D’autres artistes, se référant au format et aux codes de l’affiche, allèrent jusqu’à créer – telle Barbara Kruger dès 1989 – des environnements occupant tout l’espace, du sol aux murs et au plafond ; les modalités d’accrochage, sous l’impulsion de Wolfgang Tillmans, se diversifièrent, aboutissant à des sortes de constellations qui offraient de nouvelles relations entre les images, s’insérant dans des architectures existantes (Beat Streuli) ou encore engendrant l’ambiguïté d’un illusoire inachèvement (Sophie Ristelhueber, La Campagne ). Dans le courant des hybridations de la période postmoderne et avec le développement des installations, les tirages photographiques devinrent des éléments intégrés dans des projets alliant divers matériaux, mais jouant cependant toujours des spécificités indicielles du médium – par exemple dans les travaux de Christian Boltanski ( Monuments et Autels du Lycée Chase ), Alfredo Jaar ( Paysage avec des images du Rwanda), Sophie Calle, Michael Wolf ( The Real Toy Story ), etc. Par ailleurs, la projection de photographies fut exploitée sous diverses formes, des diaporamas d’intimité de Nan Goldin aux projections nocturnes de photographies historiques juives dans des espaces urbains de Shimon Attie ( Berlin , 1991) ou encore aux projections de visages humains sur volumes divers de Tony Oursler ou de papillons de Bertrand Gadenne que « révélait » dans l’obscurité la main du spectateur. Dans tous les cas, l’effet de réel attaché à la photographie se trouve amplifié, que ce soit par l’extension de l’image vers l’échelle 1/1 ou par l’immersion physique et mentale du spectateur. Aujourd’hui, alors que la photographie est devenue omniprésente, désacralisée sans pour autant perdre son pouvoir de suggestion et de captation d’attention, les artistes – mais aussi parfois les commissaires d’exposition – n’hésitent plus à l’utiliser sous des formes qui auraient pu sembler iconoclastes dans les décennies précédentes, que les images soient entassées, se cachant les unes les autres, en conglomérats envahissant l’espace (Erik Kessels, Thomas Hirschhorn, Wang Du...) ou en de grands tirages collés à même les murs (voir la récente exposition « Refaire surface » organisée à Albi par le collectif Suspended Spaces ). De gigantesques tirages servent parfois aussi de support à d’autres photographies (comme ce fut le cas dans plusieurs expositions des Rencontres d’Arles 2017). Enfin, dans de nombreuses œuvres, l’image photographique initiale est modifiée, réadaptée à de nouveaux contextes, fragmentée, démultipliée ; elle devient matériau à transformer en fonction de projets qui la déploient dans l’espace, souvent hybridée à d’autres éléments. Avec le numérique, de nouveaux dispositifs voient le jour (certains mêlant photo et son, photo et vidéo, photo ou capture d’écran et objets, mobiliers... chez Maurice Benayoun, Fiona Tan, Clément Valla, Émilie Brout & Maxime Marion, etc.), des installations interactives (George Legrady, Scenocosme...), des installations holographiques... Les lieux d’exposition s’ouvrent aussi au Web qui permet la conception de dispositifs photographiques jouant d’ubiquité, reliant l’espace de la galerie au cyberespace, appelant à la participation du spectateur, etc. La photographie s’étend, prend du volume, occupe l’espace, devient un matériau parmi d’autres tout en conservant un lien troublant au réel, qui se trouve alors démultiplié. Les articles proposés pourront interroger la dimension théorique de ces diverses formes de spatialisation de la photographie. Ces dernières semblent-elles pallier une déficience initiale du médium ou accentuer encore son ambiguë richesse ? Permettent-elles de créer un espacement , suggérant d’autres conceptions de la photographie ? Correspondent-elles à une évolution générale de l’art, qui privilégie l’expérience à vivre (par rapport à la représentation à observer), l’errance physique et mentale (aux dépens de l’immobilité) ? Quels sont les liens de cette spatialisation de l’image photographique avec les questions des flux et des transformations, avec la dimension malléable et éphémère des images actuelles ? Peut-on y voir parfois un ancrage de la photographie dans la matérialité, lui conférant une nouvelle consistance à un moment où elle semble se dissoudre dans l’indétermination des flots d’images ? Sur quels positionnements esthétiques mais aussi idéologiques reposent certaines démarches de spatialisation des images? Des études de cas sont également attendues, qu’elles concernent des scénographies intégrant de manière particulière les photographies à l’architecture des lieux d’exposition, l’incorporation des images à des installations mêlant matériaux divers, ou des dispositifs les propulsant dans une troisième dimension... et au-delà. Modalités de soumission d’article et calendrier Les propositions de contribution (2 000 à 3 000 signes) sont à envoyer avant le 31 décembre 2017 à Christine Buignet : christine.buignet@univ-amu.fr - Format des propositions : texte de 2 000 à 3 000 signes , accompagné d’une bibliographie indicative et d’une brève notice bio-bibliographique - Notification de l’acceptation des propositions : 31 janvier 2018 - Envoi des articles (de 25 000 à 35 000 signes) : avant le 30 avril 2018 Les auteurs suivront les consignes de rédaction consultables sur le site de la revue Focales . Les articles seront soumis à une double expertise anonyme.

A. Zanobi, Seneca's Tragedies and the Aesthetics of Pantomime

sam, 09/23/2017 - 09:32
Alessandra Zanobi, Seneca's Tragedies and the Aesthetics of Pantomime London, Oxford, NY : Bloomsbury Publishing, 2014. EAN 9781472512635 Prix : 28,99 £ Présentation : Pantomime was arguably the most popular dramatic genre during the Roman Empire, but has been relatively neglected by literary critics. Seneca's Tragedies and the Aesthetics of Pantomime adds to our understanding of Seneca's tragic art by demonstrating that elements which have long puzzled scholars can be attributed to the influence of pantomime. The work argues that certain formal features which depart from the conventions of fifth-century Attic drama can be explained by the influence of, and interaction with, this more popular genre. The work includes a detailed and systematic analysis of the specific pantomime-inspired features of Seneca's tragedies: the loose dramatic structure, the presence of “running commentaries” (minute descriptions of characters undergoing emotional strains or performing specific actions), of monologues of self-analysis, and of narrative set-pieces. Relevant to the culture of Roman imperial culture more generally, Seneca's Tragedies and the Aesthetics of Pantomime includes an outline of the general features of pantomime as a genre. The work shows that the influence of sub-literary-genres such as pantomime and mime, the sister art of pantomime, can be traced in several Roman writers whose literary production was antecedent or contemporary with Seneca's. Furthermore, the work sheds light on the interaction between sub-literary genres of a performative nature such as mime and pantomime and more literary ones, an aspect of Latin culture which previous scholarship has tended to overlook. Seneca's Tragedies and the Aesthetics of Pantomime provides an original contribution to the understanding of the impact of pantomime on Roman literary culture and of controversial and little-understood features of Senecan tragedies. Table of contents Introduction C Chapter 1: Pantomime in the Ancient World Chapter 2: Pantomime and the structure of Seneca's tragedies Chapter 3: Pantomime and descriptive running commentaries Chapter 4: Monologues of self-analysis Chapter 5: Pantomime and descriptive narrative set-pieces of Seneca's tragedies Conclusion

M. Plana, Roman, théâtre, cinéma. Adaptations, hybridations et dialogues des arts

sam, 09/23/2017 - 08:43
Muriel Plana, Roman, théâtre, cinéma. Adaptations, hybridations et dialogues des arts Rosny-sous-bois : Bréal, coll. "Amphi Lettres", 2004 EAN 9782749502632 256 p. Prix : 16,50euros Présentation : Le théâtre et la littérature au Moyen Âge. Roman et théâtre du XVIIe au XIXe siècle : une relation ancienne. Théorie. Roman et théâtre. Roman et cinéma. Théâtre et cinéma. Dissertation. Analyse d'une adaptation (extraits). Trois façons d'adapter l'œuvre de Shakespeare au cinéma. Analyse d'une hybridation entre roman, théâtre et cinéma : Détruire, dit-elle de Marguerite Duras. Biographie de Muriel Plana L'auteur, Muriel Plana, est maître de conférences en études théâtrales à l'université de Toulouse-Le Mirail, membre du, groupe de recherches sur la poétique du drame moderne et contemporain de Paris 10 et du groupe de recherches LLA à l'université du Mirail. Sa thèse de doctorat porte sur les relations entre théâtre et roman.

M.-C. Natta, Baudelaire

sam, 09/23/2017 - 05:31
Baudelaire Marie-Christine Natta Date de parution : 24/08/2017 Editeur : Perrin ISBN : 978-2-262-03731-4 EAN : 9782262037314 Nb. de pages : 893 p. Enfant, Charles Baudelaire voulait être comédien. Cette fantaisie est très sérieuse : elle révèle toute l'importance que Baudelaire accorde à l'artifice, l'élément fondateur de son dandysme. Loin d'être une mode frivole ou juvénile, le dandysme représente pour lui une philosophie qu'il revendique et manifeste autant par sa vie que par son oeuvre. Voilà, parmi d'autres thèmes, ce qu'apporte cette biographie novatrice de l'auteur des Fleurs du mal : bien des pans de la geste du poète romantique méritaient d'être à nouveau questionnés. Nourrie de sources premières (les oeuvres, la correspondance, les notes autobiographiques, les témoignages directs), Marie-Christine Natta ne se contente pas de réutiliser une matière déjà exploitée. Elle accorde une place nouvelle à l'entourage de Baudelaire et en particulier à son éditeur Poulet-Malassis. Elle montre la pluralité de son talent, celui du poète, du traducteur, du critique littéraire et du critique d'art. Elle n'oublie pas non plus - ce qui est moins connu - l'humour de Baudelaire. Ce faisant, elle met en évidence les contradictions déchirantes de celui qui n'est jamais bien là où il est, qui célèbre les vertus du travail et maudit sa fainéantise, qui rêve d'ordre et de luxe, mais mène une vie de " chien mouillé ". La plume ciselée de Marie-Christine Natta restitue magnifiquement cette existence dont le cours paradoxal a favorisé l'éclosion d'une oeuvre à la fois singulière dans sa conception et universelle par sa portée. Spécialiste du XIXe siècle, agrégée de lettres, Marie-Christine Natta est l'auteur d'une thèse sur le dandysme chez Barbey d'Aurevilly. Elle est également l'auteur d'ouvrages, d'articles et d'éditions critiques sur le dandysme et la mode. Parmi ses publications, citons une biographie d'Eugène Delacroix (2010) et un essai sur le dandysme, La Grandeur sans convictions (2011),

C. Bukowski, Sur l'écriture

sam, 09/23/2017 - 04:40
Sur l'écriture Charles Bukowski Romain Monnery (Traducteur) Date de parution : 14/09/2017 Editeur : Au Diable Vauvert ISBN : 979-10-307-0150-0 EAN : 9791030701500 Nb. de pages : 320 p. Une anthologie de textes inédits sur l'écriture, le quotidien d'une véritable légende américaine, icône de la contre-culture. Ces lettres aux éditeurs, directeurs de revues, amis et confrères écrivains pour la première fois publiées, dessinent un portrait intime du grand poète tour à tour poignant, glacial, iconoclaste et souvent hilarant. On y découvre le rapport inquiet au travail, l'érudition littéraire, mais aussi le mordant, l'intransigeance de celui qui a donné voix aux opprimés et dépravés de la société, dans des phrases mémorables ponctuées de moments de grâce.

J. Allen-Paisant, Théâtredialectiquepostcolonial :Aimé Césaire et Derek Walcott

sam, 09/23/2017 - 03:26
Allen-Paisant,Jason. T héâtre dialectique postcolonial - Aimé Césaire et Derek Walcott. Collection "Études sur le théâtre et les arts de la scène". Paris: Classiques Garnier, 2017. 265 p. EAN13:9782406062592. Prix unitaire: 36.00 € La critique s’est rarement penchée sur les résonances entre les œuvres théâtrales de Derek Walcott et d’Aimé Césaire, malgré le nombre de préoccupations qui lient ces auteurs originaires de la zone des Caraïbes. Passant outre la balkanisation linguistique des «études caribéennes», cette étude aborde le théâtre de Walcott (prix Nobel de la littérature 1992) et de Césaire (écrivain martiniquais de renom) à travers le prisme de la Relation (théorie d’Édouard Glissant). Il convoque, par ailleurs, la dialectique hégélienne et revisite le concept de « théâtre dialectique» formulé par Bertolt Brecht, afin de dégager des compréhensions inédites de l’esthétique théâtrale des auteurs.

N. Ivic, M. Vukusic Zorica (dir.), Roland Barthes - Création, émotion, jouissance

ven, 09/22/2017 - 10:15
Référence bibliographique : Nenad Ivic, Maja Vukusic Zorica (dir.), Roland Barthes - Création, émotion, jouissance, Classiques Garnier, Paris, collection "Rencontres", 2017. EAN13 : 9782406064145. Cet ouvrage, dont les articles examinent les notions de création, d’émotion et de jouissance chez Barthes, crée, à travers les décalages, les interstices et les points de contact d’une telle trinité, un espace de pensée autour du thème de la « sexualité du langage ». The articles in this book examine Barthes’ notions of creation, emotion and jouissance. Through the gaps, interstices and points of contact in that conceptual trinity, this work creates a space for thinking about the subject of the “sexuality of language”. Éric Marty Introduction Première partie ENTRE-DEUX Dominique Rabaté Que reste-t-il du Plaisir du texte? Nenad Ivić Jouir de penser. Archéologie d’une métaphore Tomislav Brlek Écrilecture selon et chez Barthes Alexandre Gefen Le jeune homme et la mort: Barthes et la création Maïté Snauwaert L’exercice lucide du deuil Frédéric Sounac Fragments d’une jouissance sonore. Expérience musicale et sexualité chez Roland Barthes Deuxième partie ÉCARTS Maja Vukušić Zorica «So much for pathos» – «Cueillir des roses au milieu des épines». (Barthes et Sade) Alexandru Matei La Délicatesse contre/avec l’Engagement. Barthes en Roumanie. Laura Marin De la « vitalité désespérée » du Neutre Thomas Clerc La Chambre à moitié claire Codruța Morari L e Cinéma comme festival d’affects. Roland Barthes et le septième art

“Little Wilson and Big God” : la Religion et le sacré chez Anthony Burgess (Angers)

ven, 09/22/2017 - 10:11
“ Little Wilson and Big God” : la Religion et le sacré chez Anthony Burgess Colloque international à l’Université d’Angers, 14-15 décembre 2017 Bien qu’il se soit toujours décrit comme un catholique ‘renégat” et que la teneur exacte (métaphysique et théologique) des croyances qui restèrent les siennes ne soit guère facile à définir, Burgess ne renonça jamais à la dimension culturelle de l’éducation catholique qu’il avait reçue et à la forte valeur sociale et identificatoire qu’il fut très tôt amené à lui accorder dans le contexte majoritairement protestant du Manchester de son enfance. Quelle que soit la dimension parodique de son autobiographie, il plaça d’emblée celle-ci sous le signe de la tradition séculaire des Conféssions de St Augustin, le catholicisme du héros de Enderby constituant l’un des ressorts majeurs de ce récit. De même, son inquiétude sur le maintien ou le remplacement des croyances religieuses dans un contexte de plus en plus ostensiblement déchristianisé, la question de la sécularisation de l’éthique dans un contexte post-théologique ou encore celle de la réinterprétation ou du recyclage de schèmes heuristiques originellement religieux reviennent souvent sous sa plume. Jusqu’à quel point Anthony Burgess peut-il être considéré comme un écrivain catholique ? Doit-il plutôt être perçu comme un apostat, comme il le suggère souvent dans ses écrits, ou ses conceptions sur la sécularisation doivent elles plutôt être considérées comme ayant anticipé certaines des interrogations auxquelles nous sommes plus que jamais confrontés dans nos sociétés post-séculières ? Telles sont les interrogations récurrentes, mais trop souvent négligées, de ses écrits auxquelles on voudrait s’intéresser à l’occasion de ce colloque. Les propositions d’environ 250 mots et une courte biographie sont à envoyer à jean-michel.yvard@univ-angers.fr avant le 15 octobre 2017

Représentations de la nature à l’Âge de l’Anthropocene (Lyon)

ven, 09/22/2017 - 08:39
Représentations de la nature à l’Âge de l’Anthropocene Colloque international organisé par l’Université Jean Moulin (Lyon 3) et l’Institut d’Études Transtextuelles et Transculturelles (IETT), 22 et 23 mars 2018 Ce colloque sera consacré au sort de l’idée de nature à l’âge de l’Anthropocène, du dérèglement climatique et de la bio-ingénierie. Les multiples bouleversements provoqués par «la guerre mondiale» de l’espèce humaine contre la nature (Michel Serres) ont contribué à réorienter le débat autour du sens de l’idée de nature (jusqu’à poser la question de son existence même). Il convient donc d’interroger cette idée à la lumière des défis environnementaux du XXI ème siècle et des profonds bouleversements techniques, médicaux, génétiques et culturels que promet l’avenir proche. L’héritage intellectuel de la révolution scientifique du XVII ème siècle, qui a engendré la modernité dans laquelle nous vivons, agissons et pensons encore, constitue le point de départ de nombreuses réflexions contemporaines autour de l’idée de nature. L’œuvre philosophique de René Descartes, qui enjoignait l’homme moderne de s’imposer «comme maître et possesseur de la nature», éclaire aujourd’hui les réussites et les impasses de notre odyssée technicienne. Certes, le grand projet de maîtrise du vivant et le désenchantement radical du monde qui l’accompagne ont permis des réalisations technoscientifiques prodigieuses et une amélioration sans précédent du sort matériel de milliards d’humains. Mais ils sont aussi à l’origine de dévastations environnementales tout aussi gigantesques dont le dérèglement climatique et la sixième grande extinction en cours ne sont que les manifestations les plus spectaculaires. Le constat désemparé des destructions environnementales a conduit nombre d’environnementalistes, d’écrivains de la nature et de philosophes de l’environnement à plaider pour une définition nouvelle du lien entre l’espèce humaine et le reste du vivant à la faveur d’une sortie de la modernité (J. Baird Callicott). De ce point de vue, la science et ses applications techniques sont d’une très grande importance mais ne peuvent venir qu’à l’appui d’une vision rénovée de la relation moralement souhaitable entre l’espèce humaine et le reste du vivant. Pourtant, de nombreuses tendances contemporaines, aussi séduisantes qu’inquiétantes, semblent vouées à subvertir le réquisitoire environnementaliste contre l’ hybris moderne et la recherche d’une croissance infinie dans un monde fini. Les progrès foudroyants de la bio-ingénierie, l’apport décisif des techno-libertariens de la Silicon Valley à la transition énergétique et les promesses transhumanistes, bien loin de chercher à inscrire l’expérience humaine dans les limites que lui impose la nature, semblent marquer la poursuite du projet cartésien de maîtrise de la nature par d’autres moyens. L’objet principal de ce colloque est par conséquent de réfléchir à l’idée de nature dans le contexte du XXI ème siècle ainsi qu’à la question de la responsabilité humaine dans le devenir de la biodiversité, et celle du traitement animal et des limites d’un ethos humaniste hérité des Lumières (transhumanisme et posthumanisme). Le développement de nouveaux champs disciplinaires, que l’on pense à l’écocritique ( ecocriticism ), à la zoopoétique ( zoopoetics ), ou encore à l’écopoétique ( ecopoetics ), aux études vertes ( green studies ) et aux études animales ( animal studies ), ont achevé de renouveler les notions et les concepts afin de penser les enjeux et les défis qui se posent de façon toujours plus pressante (Laurence Buell, Writing for an Endangered World ). Sommes-nous en passe d’entrer dans une ère des limites, comme nombre d’environnementalistes le répètent? Ou nous apprêtons-nous plutôt à franchir de nouvelles limites en brouillant encore davantage des distinctions longtemps établies, entre l’espèce humaine et la nature, entre l’artificiel et le naturel, le masculin et le féminin, le sacré et le profane? Il s’agira de déterminer si, au moment où les activités humaines modifient le climat planétaire et où des manipulations génétiques encore récemment impensables pourront bientôt être démocratisées, il est encore possible de demander à l’être humain qu’il ne parte plus «à la conquête de la communauté du vivant» mais qu’il devienne plutôt « membre et citoyen» de celle-ci (Aldo Leopold). Ou nous faut-il admettre, avec Yuval Harari, que le grand projet de la révolution scientifique n’en est qu’à ses débuts? Ce colloque aura une vocation transdisciplinaire et convoquera un large éventail d’angles analytiques (historique, artistique, littéraire, politique, esthétique, éthique…). Ainsi, il semble nécessaire d’analyser la façon dont les différents bouleversements évoqués ont transformé les représentations de la nature en littérature, en art et en cinéma et, réciproquement, comment ces représentations transforment à leur tour notre imaginaire et notre rapport à la nature. Aujourd’hui, pour parler d'une nature sans hommes, de nombreux écrivains et cinéastes ont recours au schème post-apocalyptique ou préhistorique qui témoigne du désir de raconter des histoires qui se déroulent avant ou après l'humanité. À ce titre, on peut se demander en quoi la fiction est un dispositif indispensable. D’autres cherchent à «ré-enchanter» le monde par le biais d’une poétique débarrassée de tout élan dominateur ou colonial, mais une telle entreprise ne risque-t-elle pas de re-sacraliser la nature, ce que l’on reproche souvent à une certaine tradition romantique ? Nous invitons les participants à aborder les problématiques suivantes:- Dialectique modernité/postmodernité: sommes nous en train d’assister à une sortie de la modernité ou à un approfondissement de celle-ci?- Quelles restrictions éthiques convient-il d’appliquer à la recherche scientifique et à ses réalisations techniques, dans les domaines de la bio-ingénierie et de la géo-ingénierie par exemple?- Tension entre le discours des limites et l’utopie technicienne: le discours environnementaliste est-il une sorte de conservatisme?- Humanisme/transhumanisme/posthumanisme: question de l’humanité augmentée et de l’«amélioration du vivant».- Désenchantement et ré-enchantement du monde: dans quelle mesure la nature doit-elle ou peut-elle encore être sacralisée( Dwellings of Enchantment: Writing and Re-enchanting the World , colloque de Perpignan organisé par Bénédicte Meillon, juin 2016)?- Puisque la notion d’écocritique s’est à l’origine développée au sein d’une tradition essentiellement réaliste et ce afin de remettre la relation du texte au monde au cœur de l’épistémologie littéraire (contre l’idée qu’«il n’y a pas de hors-texte» dans la déconstruction), quelle peut ou doit être la place de la fiction littéraire et cinématographique dans l’écocritique?- Est-il possible d’articuler une représentation de l'animal en tant qu'animal, vidée de toute projection symbolique ou allégorique? La question de la représentation d’une «agentialité» ( agency ) animale peut-elle échapper au logocentrisme et à l’anthropocentrisme de nombreuses productions littéraires ou cinématographiques(fables, littérature de jeunesse, contes, dessins animés)? Comment dire l’autre sans parler à sa place, comment le faire parler sans lui assigner un langage qui n’est pas le sien(Anne Simon) ?- Mise en scène des catastrophes environnementales au cinéma ainsi que leurs parodies: redéfinition du genre de la science fiction, passage d’une nature victime à une planète qui riposte.- Remise en cause du projet cartésien de maîtrise de la nature dans de nombreux récits contemporains (récurrence et multiplication des récits de la décolonisation, formes d'anti-robinsonnades qui critiquent idéologie de l'homme blanc dominateur, maître et possesseur de la nature et de l' «autre»).- Rôle de la littérature dans la prise de conscience environnementale: littérature d’un monde en sursis cherchant à provoquer un sursaut chez le lecteur. Se posent alors les questions de la compassion, de l’empathie, de la culpabilité et leurs limites.- Art végétal, architecture et végétalisation, arts numériques et question de la nature. Le colloque aura lieu les 22 et 23 mars 2018 et se déroulera en anglais et en français. Les propositions de communication (environ 300 à 400 mots) sont à envoyer avec une brève notice biographique avant le 30 octobre 2017 , à Jean-Daniel Collomb ( jean-daniel.collomb@univ-lyon3.fr ) et Pierre-Antoine Pellerin ( pierre-antoine.pellerin@univ-lyon3.fr ). Comité Scientifique : J. Baird Callicott (University of North Texas), Augustin Berque (EHESS), Elsa Devienne (Université Paris-Ouest Nanterre La Défense), François Duban (Université de La Réunion), Yves Figueiredo (Université Paris-Sorbonne), Wendy Harding (Université de Toulouse), Bénédicte Meillon (Université de Perpignan), Thomas Pughe (Université d’Orléans), Anne Simon (CNRS / EHESS), François Specq (ENS).

E. Walezak, Rose Tremain. A critical introduction

ven, 09/22/2017 - 08:39
Référence bibliographique : Emilie Walezak, Rose Tremain. A critical introduction , Palgrave Macmillan, 2017. EAN13 : 9783319571287. Présentation This comprehensive chronological introduction offers a detailed analysis of Rose Tremain’s novels and examines the critical reception of her work. It situates Tremain – listed by Granta magazine as one of the twenty most promising young British novelists in 1983 – in the landscape of contemporary British literature by demonstrating how the variety of her work touches upon major concerns of contemporary fiction. The book aims to satisfy the needs of students by providing an extensive reading of Tremain’s novels based on critical discussions of key notions in contemporary literary theory and cultural studies. It includes a comprehensive bibliography and overview of Tremain’s critical reception. It points up the suitability of Tremain’s novels as practical illustrations of major concepts in contemporary literary debates.

Vacations en "expression, communication, culture générale" à l'IUT de Sceaux (92)

ven, 09/22/2017 - 08:35
[Annule et remplace l'envoi tronqué d'avant-hier- merci] URGENT – Le département «Techniques de commercialisation 2» de l’IUT de Sceaux (Université Paris Sud) recherche à partir du mardi 10 octobre un vacataire en «Expression, communication, culture générale» pour assurer des TD et TP le mardi entre 9h et 15h (pause d’une heure de 12h à 13h) auprès d’étudiants en 2 e année de DUT «Techniques de commercialisation». Il s’agit de 4 TD d’1h (le même cours auprès d’étudiants différents) + 1h de TP; il y a donc peu de préparation, et l’enseignante titulaire pourra vous fournir ses cours afin que vous ayez une base. Dans l’immédiat et de manière urgente, il s’agit d’un remplacement portant sur 7 semaines (tous les mardis du 10 octobre au 28 novembre inclus (sauf mardi 31 octobre), soit 35h d’enseignement au total. Il y aurait toutefois possibilité de poursuivre au semestre prochain et même par la suite. Conditions pour pouvoir être recruté: avoir déjà un emploi principal (professeur de lettres agrégé ou certifié, consultant, auto-entrepreneur...) ou bien être inscrit en thèse. Une expérience d’enseignement est souhaitée et une expérience professionnelle en IUT serait appréciée mais n’est pas obligatoire. Rémunération: 40 € brut / heure L’IUT de Sceaux se situe sur la ligne de RER B; accès aisé depuis Paris. Accès facile aussi en voiture (A6, A86). Si vous êtes intéressé€ et/ou souhaitez en savoir plus (programme, profil des étudiants, etc.), merci d’envoyer votre CV à l’adresse suivante: marie-christine.pavis@u-psud.fr

D. Zanone (dir.), « La chose de Waterloo ». Un bataille en littérature

ven, 09/22/2017 - 07:35
Référence bibliographique : Damien Zanone (dir.), « La chose de Waterloo ». Un bataille en littérature , Brill | Rodopi, collection "CRIN 63", 2017. EAN13 : 9789004347526. « La Chose de Waterloo » : l’expression inventée par Victor Hugo dit bien la difficulté qu’il y a à qualifier la bataille du 18 juin 1815. Qu’est-elle devenue au fur et à mesure de ses incessantes évocations depuis deux cents ans dans les textes les plus divers (livres d’histoire, Mémoires, roman, poésie, théâtre) ? L’ouvrage veut comprendre les ressorts de cette incantation prolongée qui, à force de narrer toujours les mêmes événements, en précise et en brouille tout à la fois le souvenir. La question est approchée à travers l’étude des représentations littéraires les plus célèbres de la bataille (Stendhal, Hugo), mais aussi de textes beaucoup plus rares. Table des matières : Introduction   Damien Zanone Dire la bataille. Balzac, Stendhal, Hugo et les autres…   Jacques Neefs Waterloo et moi : morceaux de mémoire, morceaux de bravoure   Damien Zanone La fabrique du vécu : écrire Waterloo depuis 1815   Boris Lyon-Caen Héroïsme et écriture de soi. Devenir Lady De Lancey à Waterloo   Nathalie Saudo-Welby Retour sur le choix de Stendhal : le point de vue sur Waterloo dans La Chartreuse de Parme   Catherine Mariette Waterloo et Victor Hugo : genèse poétique   Jean-Marc Hovasse Waterloo, digression et insémination dans Les Misérables   Nicole Savy Waterloo lieu de mémoire, ou Hugo “témoin à distance” de la bataille   Claude Millet Le style symbolique de l’historien. Waterloo dans Les Misérables   Philippe Dufour Détours du désenchantement. Edgar Quinet et la chute de Napoléon   Jean-Marc Largeaud La poésie sur-le-champ (de bataille). Waterloo vu de part et d’autre de la Manche   Catriona Seth Waterloo ou le tourment national de Prudens Van Duyse, poète flamand   Michael Rosenfeld Échos de Waterloo dans la littérature de la Grande Guerre   Pierre Schoentjes Trois ou cinq chevaux morts sous lui … Variations Waterloo au commencement du XXIe siècle   Tiphaine Samoyault Merde à l’Histoire : Waterloo ou le déni du réel   Alain Vaillant Bibliographie Prix: €9 4,00 /$109.00

Gradiva en co-créations 25-26 mai 2018

ven, 09/22/2017 - 03:49
GRADIVA EN CO-Créations Appel à communication 25-26 mai 2018 Créer, co-créer, lire, traduire. Mythologies, généalogies et pratiques des créations La création évoque souvent l'acte d'un créateur genial et unique, à l'origine de l'oeuvre dont il est l'auteur. Cette représentation divine ou sacrée escamote des pratiques de création basées davantage sur l'altérité, la relation plurielle et la dimension collective. En partant des interrogations autour des créations «au féminin» au cœur des différences sexuelles, nous souhaiterions ouvrir la réflexion du côté des co-créations qui remettent en jeu les rapports de genre (gender) ainsi que les genres (littéraires, artistiques…) de la création. Nous invitons à approfondir la réflexion à partir de deux axes principaux: co-création et en création(s) . Co-création Tout acte et processus de création comporte une relation de soi à soi-même, de même qu'une altération qui prend des formes et des figures variées, puisées dans la mémoire consciente et inconsciente, dans les imaginaires mythologiques et littéraires, les récits historiques et culturels. Ainsi peut-on définir la co-création comme processus de mise en relation, en réseau de mémoires, paroles, images.En tant qu' inter-subjective la co-création convoque plusieurs identités, personnes et genres, certaines en relation généalogique (filiation, parenté, sororité, fraternité), d'autres, en relations amoureuses (couples d'écrivain-e-s et artistes).De façon évidente les œuvres filmiques, architecturales, musicales, théâtrales ou éditoriales naîssent d'une multiplicité d'acteurs/trices et d'actes de création. Ainsi, les auteur-e-s sont plusieurs bien qu'ils/elles ne soient pas tous/toutes nommé-e-s dans la série autoriale de la création au même titre.Comment lire et classer les œuvres à deux ou à plusieurs mains ? Par exemple ces récits collaboratifs à plusieurs plumes et voix issus des histoires racontées par l'étranger, l'exilé, le réfugié, les rescapés à l'écrivain-e scribe, traducteur-e, passeur-se.Quelle est la dimension autorale de ces œuvres à plusieurs mains et talents? Comment classer ces récits solidaires ? Cette littérature pluri-autoriale ? En-création L'autre axe de cette réflexion met l'accent sur le processus plus que sur le produit fini de la création. Quand est-ce que la création commence? Quand s'arrête-elle? Est-ce qu'on peut véritablement fixer le commencement et la fin du livre? De l'oeuvre artistique? D'une performance? Même fini, le livre (les œuvres plastiques, le film, la composition musicale…) recommence, revit, renaît parfois métamorphosé lorsqu’il y a traduction, réécriture, reprise (adaptation filmique, novélisation, transposition picturale…). En quoi la lecture, l'interprétation, la récriture sont une prolongation, une reprise, une recréation de l'oeuvre? Peut-on considérer que les carnets, les journaux, les dessins, les esquisses, les scénarios, les rush, les correspondances, sont des chantiers de l'oeuvre en création ? De quelle façon lire ces archives : sont elles des ressources, des phases de l'oeuvre «définitive» ou des actes de l'oeuvre-en-création? Ce colloque investit et rassemble plusieurs champs de recherche et de création : études littéraires, études artistiques (arts visuels, arts du spectacle), études de genre, études culturelles. un titre, un résumé d'environ 250 mots, et une brève notice bio-biographique seront envoyés à l'adresse suivante: gradivacolloque2018@gmail.com avant le 7 janvier 2018 . Les réponses seront transmises au plus tard le 25 février 2018 Comité d’organisation: Maria Araujo (Université Paris Sorbonne) Fernando Curopos (Université Paris Sorbonne) Béatrice Rodriguez (Université Paris Creteil) Marie Soledad Rodriguez (Université Paris 3) Nadia Setti (Université Paris 8) Irma Velez (Université Paris Sorbonne) Comité scientifique : Annick Allaigre (Université Paris 8) Fernando Curopos (Université Paris Sorbonne) Milagros Ezquerro (Université Paris 4) Catherine Flepp (Université de Valenciennes) Clémentine Lucien (Paris Sorbonne) Nadia Mekouar (Université de Pau) Michèle Ramond (Université Paris 8) Béatrice Rodriguez (Université Paris Creteil) Marta Segarra (CNRS, Paris 8) Nadia Setti (Université Paris 8) Michèle Soriano (Université Toulouse Jean Jaurès,) Irma Velez (Université Paris Sorbonne)

B. Marquer, L'Autre siècle de Messer Gaster? Physiologies de l'estomac dans la littérature du XIX e siècle

ven, 09/22/2017 - 03:42
Référence bibliographique : Bertrand Marquer, L'Autre siècle de Messer Gaster? Physiologies de l'estomac dans la littérature du XIX e siècle , Hermann, collection "Hors collection", 2017. EAN13 : 9782705694531. «Holà! Messer Gaster, voici votre règne!», s’exclame Philarète Chasles à la lecture de La Peau de chagrin . Cet essai envisage le sens, les raisons et le bien-fondé d’une telle exclamation, en interrogeant le déploiement, au XIX e siècle, d’une vaste littérature de l’estomac. Par-delà la diversité des champs mobilisés, le principe d’organisation que l’estomac permet d’évoquer ou de justifier témoigne en particulier de la polymathie de la «physiologie» au XIX e siècle, à la fois domaine de connaissance spécialisé, méthode d’analyse et d’exposition, «genre» esthétique volontiers parodique, et manière d’appréhender le corps social. La «littérature de l’estomac» peut ainsi s’envisager comme un vaste intertexte dont l’étude d’œuvres emblématiques peut tirer profit, de Balzac à Eugène Le Roy, en passant par Gautier, Flaubert, Zola, ou encore Huysmans.

Chercheur·e en Sciences Humaines et Sociales

ven, 09/22/2017 - 03:40
EntrepriseAdoc Talent Management recherche pour l’un de ses clients, laboratoire public dans le domaine des lettres, des langues et des arts, un·e chercheur·e en sciences en Sciences Humaines et Sociales H/F. Description du poste : Dans le cadre d’une mission en collaboration avec le laboratoire et une entreprise travaillant dans l’organisation de séminaires et congrès, vous serez chargé·e de participer à la conception d’un outil de classement des congrès médicaux en fonction de leur impact sur les pratiques professionnelles des médecins spécialistes. Dans un premier temps, votre rôle sera, entre autre, d’établir un état de l’art afin d’analyser les travaux à partir desquels ont été établies les différentes accréditations en France et à l’International. Cette veille devra être accompagnée d’une synthèse critique. Dans un second temps, vous pourrez être amené·e à concevoir une première grille d’évaluation et à réaliser les premiers tests auprès d’une cohorte. Vous travaillerez au sein d’une équipe de 4 personnes (du laboratoire et de l’entreprise partenaire). Enfin, la mission constitue une première étape et pourra déboucher, le cas échéant et selon le profil du ou de la chercheur·e, sur d’autres missions et/ou contrats. Profil Vous venez de soutenir votre thèse de doctorat en Sciences Humaines et Sociales, idéalement dans les domaines des sciences de la gestion et/ou de l’éducation, communication etc. et vous souhaitez poursuivre vos recherches dans un environnement dynamique sur une thématique innovante. Doté·e d’un très bon relationnel et d’une capacité à travailler de manière autonome, vous saurez organiser vos actions et vous serez libre d’utiliser les outils de veille qui vous conviennent le mieux. Enfin, vous disposez d’un très bon niveau de français et d’anglais. Merci d’envoyer votre candidature au plus vite à l’adresse : shs.JKY1381[at]cv.mindmatcher.org (CV + motivations + prétentions salariales) à Adoc Talent Management ( www.adoc-tm.com ).

C. Reig (éd.), Régis Jauffret – Eclats de la fiction

ven, 09/22/2017 - 03:39
Référence bibliographique : Christophe Reig (éd.), Régis Jauffret – Eclats de la fiction , Presses Sorbonne Nouvelle, collection "Écrivains aujourd'hui", 2017. EAN13 : 9782878549133. Christophe Reig (éd.), Régis Jauffret – Eclats de la fiction , Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2017, 174 p., 9782878549133, 22,50€ Présentation Après un premier roman publié chez Denoël, Seule au milieu d’elle (1985), Régis Jauffret s’installe durablement dans le paysage littéraire contemporain français. Histoire d’amour rencontre (1998) ainsi un vif succès critique. Univers, univers reçoit le Prix Décembre (2003), Asiles de fous le Femina (2005). Microfictions consacre l’auteur avec le Prix France Culture/Télérama (2007). La publication de Sévère (2010) marque un tournant. Dans cette veine, Claustria (2012) fondé sur l’histoire d’Angelika Fritzl puis La Ballade de Rikers Island (2014) sur les péripéties judiciaires de DSK renouvellent le genre du « fait divers » littérarisé. Passer une commande sur le site de l'éditeur Tout en affirmant son goût pour une poétique du malaise, qui dévoile la part maudite d’individus contemporains, les livres de Jauffret optent pour des formes sans cesse renouvelées. La subversion des genres et surtout l’entrechoc de fragments au sein de livres souvent denses et volumineux ouvrent des échappées imaginaires qui laissent briller des éclats de fiction. À travers ces études, on se propose de faire l’examen de cette poétique romanesque aussi unique que tranchante. L’ouvrage comprend un entretien accordé par Régis Jauffret. Table des matières Avant-Propos : Christophe Reig Clémence Picot : fertilités fictives de la folie ordinaire : Claire Colin « Prêter une voix » : Anne Roche La famille infernale. Sur la violence langagière dans Asiles de fous de Régis Jauffret : Mervi Helkkula « – Espèce d’écrivain ! » : Jacques Poirier Mots pour maux : douleur, souffrance et cruauté chez Régis Jauffret : Christophe Reig Régis Jauffret : d’un loufoque cruel : Gaspard Turin Dans la caverne de Platon ou de la fiction comme « réalité augmentée » : Alison James « Le roman, c’est la réalité augmentée » : emphase du fait divers et création de personnages archétypaux dans La Ballade de Rikers Island : Marie Lecompte Bravo , bravissimo : Sjef Houppermans « À chaque nouveau texte… on repart à zéro » – Entretien avec Régis Jauffret : Christophe Reig

Poste PRAG en Lettres -IUT d'Orsay (Université Paris-Sud)

ven, 09/22/2017 - 02:29
Un poste PRAG/PRCE en Lettres est à pourvoir au sein de l'IUT d'Orsay (Université .Paris-Sud).Il faut faire acte de candidature sur le site Galaxie avant le 9 octobre, pour une prise de fonction en septembre 2018. - Filières de formation concernées : les départements d’Informatique et de Mesures Physiques de l’IUT. Formation initiale et alternance. - Objectifs pédagogiques et besoin d'encadrement La personne recrutée interviendra dans l’enseignement de la communication. Elle aura pour missions d’exercer les étudiants à une meilleure pratique de l’expression écrite et orale, de les sensibiliser aux problèmes humains et de les préparer à leur insertion dans le monde professionnel. Les enseignements dispensés concerneront en outre l’ouverture culturelle pensée en termes d’ « humanités » : il s’agit de montrer comment on pense dans et par la langue, et d’affiner les moyens de pensée autant que d’expression par un travail sur la langue orale et écrite, et par le biais de supports qui convoquent différents aspects de la pensée littéraire (langue et littérature, sciences humaines, histoire des idées, histoire des arts). Par ailleurs, au sein des départements informatiques, le ou la candidat(e) retenu(e) prendra en charge les aspects communicationnels du module « conception de documents et d’interfaces numériques ». Au-delà de l’enseignement, il est attendu une implication dans des activités telles que le suivi de stagiaires et de projets tuteurés ainsi qu’un investissement dans les différentes responsabilités pédagogiques, administratives et de communication des départements. Profil souhaité : - Un intérêt pour les problématiques liées au numérique est souhaité. - Goût marqué pour l’innovation pédagogique et le travail en commun CONTACTS : Jean-Michel Ledjou : jean-michel.ledjou@u-psud.fr Renseignements complémentaires à l'adresse suivante: https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/ListesPostesPublies/VEGA/0911101C/FOPC_0911101C_4473.pdf

Agrégation 2018 : L'Éducation sentimentale . Ressources sur le site Flaubert

ven, 09/22/2017 - 02:05
Flaubert, L'Éducation sentimentale , programme de l'agrégation 2018. Ressources sur le site Flaubert, 2017. Le site Flaubert a créé une page spéciale pour le programme de l’agrégation 2018 : http://flaubert.univ-rouen.fr/ressources/es_agregation2018.php On y trouvera: — un erratum de l’édition du Livre de Poche, en particulier une liste d’erreurs dans l’établissement du texte, certaines le rendant localement incompréhensible — le texte numérisé de L’Éducation sentimentale , édition Charpentier de 1879 — la quasi-totalité des comptes rendus contemporains, entre 1869 et 1879 (jusqu’à l’article de Zola dans Le Voltaire ) — des liens vers des ressources bibliographiques Cette page est ouverte à toutes les propositions de collaboration.

Les naissances du cinéma numérique ( Sens Public )

jeu, 09/21/2017 - 15:20
Les naissances du cinéma numérique Dossier de la revue Sens public sous la direction deThomas Carrier-Lafleur, Servanne Monjour, Élisabeth Routhier et Marcello Vitali-Rosati Il me dit que son livre s’appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n’ont de commencement ni de fin. —Jorge Luis Borges, «Le livre de sable» Qu’est-ce que le cinéma? Voilà une question qui, par nature, est intemporelle, car éternellement modulable, au gré du changement et de la nouveauté. En revanche, se demander ce qu’est le cinéma– et, comme entend le faire le présent dossier, ce qu’est le cinéma dit «numérique» – n’est pas non plus une réflexion qui consiste à faire la liste des nouveautés proprement techniques du média. Il serait néanmoins tout aussi téméraire de faire table rase des avancées technologiques au profit d’une pensée trop abstraite et, en cela, déconnectée du présent. De là, émerge la nécessité d’une position médiane, plus facile à exprimer qu’à adopter. Comme l’écrit Maurizio Ferraris [1] , ce qui dans notre contemporanéité numérique devient de plus en plus nécessaire de penser, c’est une ontologie de l’actualité – voire à travers l’actualité –, soit la «conscience que dans la mutation et dans l’altération se manifestent l’essence, la structure». Ce n’est donc qu’en effectuant le procès entre ce qui est concrètement nouveau et ce qui a semblé avoir toujours fait partie de l’imaginaire d’un média que l’on peut enfin s’interroger sur ce moment privilégié, mais historiquement et ontologiquement flou, que constitue sa naissance , son origine ou son commencement . Comme l’indique Michel Foucault, «[c]e qu’on trouve au commencement historique des choses, ce n’est pas l’identité encore préservée de leur origine– c’est la discorde des autres choses, c’est le disparate [2] ». On le sait, cette idée s’applique également aux recherches actuelles en études cinématographiques et médiatiques: raccourci langagier utile mais délicat, «cinéma» est plus que jamais le nom donné à une multiplicité non systématique de dispositifs, de supports, de discours et d’enjeux qui s’altèrent tout en se perpétuant. L’entrée du cinéma dans l’ère particulièrement métissée du numérique n’a donc fait que rendre plus sensible le chaos qui était déjà celui de son origine, redevable d’une autre épistémè. C’est pour cette raison, comme le notent André Gaudreault et Philippe Marion, qu’il faut «faire comprendre l’histoire du cinéma comme succession de commencements et de morts [3] ». Plutôt que de nous faire aveugler par l’effet premier de la nouveauté, à la remorque de laquelle sera toujours placée l’invention cinématographique, chaque nouvelle identité du cinéma doit être l’occasion d’interroger autrement sa nature, sa mort et sa (re)naissance. Dans le sillage de ces considérations, le présent dossier de Sens Public vise à éclairer un double questionnement. D’une part, quelles sont les naissances du cinéma rétroactivement provoquées par le numérique? D’autre part, et de façon complémentaire, en quoi la sphère cinématographique contemporaine représente-t-elle un observatoire privilégié pour rendre compte des naissances du numérique? Les articles recherchés peuvent aussi bien porter sur des réflexions historiques et philosophiques plus générales, que sur des études de cas plus spécifiques. Ouvertement transdisciplinaire, le dossier souhaite accueillir non seulement des spécialistes en études cinématographiques, mais tout chercheur qui désire éclaircir les notions de «numérique» et de «média». Avec un accent mis sur l’aspect transmédiatique de la réflexion encourue, les propositions pourront entre autres porter sur l’un ou l’autre des sujets suivants:- L’émergence de la notion de «cinéma numérique» dans l’actualité- Le numérique comme discours et comme imaginaire- Rétroinfluence du numérique sur l’ontologie des médias- Anticipation de l’esthétique numérique dans le cinéma analogique- L’esthétique du cinéma numérique- La place de l’animation dans l’histoire du cinéma- Évolution et mythes du cinéma en relief- La (re)naissance des autres arts dans le cinéma numérique- L’adaptation cinématographique d’œuvres littéraires dans le cinéma numérique- L’ontologie de la preuve à l’ère du numérique- Porosité des frontières entre les médias construits sur les images en mouvement- Actualité des études cinématographiques et des humanités numériques- La cinéphilie aujourd’hui- Numérique et esthétique «rétro» Accompagnées d’une courte bibliographie ainsi que d’une notice biobibliographique (150 mots), les propositions d’articles, d’environ 500 mots, devront être envoyées l’adresse redaction@sens-public.org avant le 15 décembre 2017 . Les articles seront ensuite à remettre sans faute pour le 15 juin 2018 . [1] . Âme et iPad , Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Parcours numériques», 2014. [2] Michel Foucault, «Nietzsche, la généalogie, l’histoire», Dits et Écrits (1954-1988). II (1970-1975) , édition établie sous la direction de Daniel Defert et François Ewald, avec la collaboration de Jacques Lagrange, Paris, Gallimard, coll. «NRF», 1994, p.138. [3] . André Gaudreault et Philippe Marion, La Fin du cinéma? Un média en crise à l’ère du numérique , Paris, Armand Colin, coll. «Cinéma/Arts visuels», 2013, p.151.

Vacations en "expression, communication, culture générale" à l'IUT de Sceaux

jeu, 09/21/2017 - 10:25
Vacations en "expression, communication, culture générale" à l'IUT de Sceaux Conditions pour pouvoir être recruté: avoir déjà un emploi principal (professeur de lettres agrégé, certifié, consultant, auto-entrepreneur...) ou bien être inscrit en thèse. Une expérience d’enseignement est souhaitée et une expérience professionnelle en IUT serait appréciée. Rémunération: 40 € brut / heure